vin nouveau

Vin nouveau : choisir son Beaujolais nouveau…

Chaque année, à la mi-novembre, en France et même dans les pays voisins, on assiste à la même ruée sur le Beaujolais nouveau, ou plutôt vin primeur, dont la commercialisation est liée aux facteurs suivants :

  • date limite ou le vin peut au plus tôt, être consommé : le 15 novembre de chaque année (sauf exception due par exemple à des vendanges tardives)
  • respect de normes analytiques : le vin doit être analysé avant son départ
  • dégustation obligatoire avant toute mise en vente et en circulation, effectuées anonymement par un jury qualifié et officiel.

Le volume du Beaujolais nouveau varie d’une année sur l’autre.

Vin nouveaux et vin primeur

 

Un vin est dit nouveau entre la récolte dont il est issu et la récolte suivante. Un vin est dit primeur entre la récolte dont il est issu et une date non déterminée, qui sera certainement précisé plus tard par un texte communautaire, mais qui, de fait, et la fin du printemps de l’année suivant la récolte. Les vins à appellations contrôlées ne peuvent, sauf exception, allez à la consommation avant le 15 décembre de l’année de la récolte, tandis que le statut des vins primeurs permet, sous les conditions particulières précitées, d’être bus à partir du 15 novembre.

Pour être prêt à être dégusté à une date aussi hâtive, le Beaujolais doit avoir été soumis à des opérations rapides et énergiques de centrifugation et de filtrage. Il provient de la fermentation Beaujolais et dite carbonique, qui conserve et même exalte les arômes du vin jeune de gamay (arômes fruités et floraux). On entend trop souvent affirmer que ses vins ont été particulièrement « matraqués ». Il ne faut pas oublier que ces traitements gêneraient certainement s’il s’agissait de grand vin de bourgogne et vin de garde ce qui n’est pas le cas.

Pourquoi un tel engouement sur les Beaujolais nouveau

 

Les vins primeurs, et notamment les Beaujolais et les Beaujolais villages, bénéficient de leur juvénilité. Comme il y a des « femmes fleurs », il y a aussi des « vins fleurs », donc on attend un plaisir immédiat. Ils viennent les premiers après la récolte, ils annoncent la fin de l’automne et sourient à l’hiver qui commence, il désaltère avec grâce.

À ses vins jeunes, même en année médiocre moyenne, on fait les yeux doux. On ne leur demande pas d’être grandissime, ni d’avoir les qualités que l’on exigera des vins de crue du Beaujolais, qui ne sont pas primeurs. Ce vin nouveau plaise aux Citadins, car il évoque la terre, la campagne, la nature, et leur donne l’impression de se ressourcer en les buvant !

Nous pouvons citer quelques grands crus du Beaujolais :

  • Beaujeu
  • juliénas
  • le saint-amour
  • le Chénas
  • romanèche-Thorins
  • le Fleurie
  • le chiroubles

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